Vincent Boichard : 30 ans d’expérience au service de l’action
Né le 16 février 1972 à Valence, dans la Drôme, Vincent Boichard est marié et père de deux enfants. Son parcours professionnel commence très tôt dans l’univers militaire. En 1989, il réussit le concours d’entrée à l’École nationale technique des sous-officiers à Issoire, dans le Puy-de-Dôme. À l’issue de sa formation, il rejoint le 1er Régiment de Spahis pour une période de trois ans.
Cette première étape lui permet déjà de découvrir la réalité des opérations avec une mission extérieure en Centrafrique. Durant cette période, il réussit également le concours d’officier.
Il poursuit ensuite sa carrière pendant vingt ans au sein des formations militaires de la sécurité civile. Une expérience particulièrement riche au cours de laquelle Vincent Boichard occupe tous les niveaux de responsabilité, depuis le commandement directement sur le terrain jusqu’aux fonctions de numéro deux du Centre Opérationnel de Gestion Interministérielle des Crises, le COGIC.
Cette trajectoire lui donne une vision complète de la crise : celle vécue au plus près des opérations, mais également celle du commandement, de la coordination et de la décision stratégique.
Des crises majeures en France et à l’international
Pendant deux décennies, Vincent Boichard intervient sur des événements d’une ampleur et d’une diversité exceptionnelles. Il consacre notamment dix années aux feux de forêt dans le sud de la France, dont trois comme chef du détachement d’intervention héliporté national.
Son expérience opérationnelle l’amène également à intervenir lors de nombreuses catastrophes et crises majeures :
- les tempêtes de 1999, la tempête Klaus dans les Landes en 2009 comme chef de détachement et Xynthia comme conseiller du préfet de Charente-Maritime en 2011 ;
- le cyclone Dean aux Antilles en 2007 comme officier opérations, puis Saint-Martin en 2017 comme conseiller sécurité civile de la ministre de l’Outre-mer Annick Girardin ;
- le tsunami de 2004 en Indonésie et une mission au Sri Lanka en 2009, en pleine guerre civile, pour déployer l’hôpital de campagne français ;
- le tsunami au Japon en 2011, au sein d’une équipe de l’Union européenne chargée de la distribution des donations des États membres ;
- les recherches de victimes ensevelies après AZF à Toulouse en 2001, en Algérie en 2003 et en Haïti en 2010, où il collabore directement avec le conseiller du ministre des Affaires étrangères ;
- de nombreuses missions au sein de Modules d’Appui en Situation de Crise, en renfort des centres opérationnels départementaux et des ambassades.
Ses années au COGIC le confrontent également à la gestion d’événements tels que des attentats, les crashs d’Air Algérie et de Germanwings ou encore l’épidémie Ebola.
À cette carrière opérationnelle s’ajoute une période de détachement d’un an durant laquelle Vincent Boichard exerce les fonctions de secrétaire général en sous-préfecture, enrichissant encore sa connaissance du fonctionnement institutionnel et de la gestion publique.
Rester stable au feu
Que reste-t-il de ces expériences lorsqu’on quitte le terrain pour entrer dans une entreprise, un comité de direction ou une équipe confrontée à une période de changement ? Pour Vincent Boichard, les mécanismes humains restent profondément comparables.
L’un des fils conducteurs de ses interventions est la capacité à « rester stable au feu ». Derrière cette expression se trouve une compétence essentielle : savoir agir sous stress sans se laisser submerger par ses émotions.
Après plus de deux décennies à diriger des interventions sous une pression extrême, Vincent Boichard a pris le recul nécessaire pour formaliser ce que son expérience lui avait appris. Il transmet aujourd’hui des principes permettant de mieux réguler ses émotions en période d’incertitude et de conserver sa capacité à décider, même lorsque les repères habituels disparaissent.
Cette approche dépasse largement la gestion des catastrophes. Une transformation, une forte pression sur les résultats, un changement brutal de contexte ou une décision difficile peuvent eux aussi placer les managers et leurs équipes dans des situations où les émotions influencent fortement l’action.
Réserver Vincent Boichard pour votre événement permet ainsi d’aborder la gestion de crise par sa dimension profondément humaine : comment garder sa lucidité, accepter l’incertitude et continuer à décider lorsque la pression augmente ?
La confiance comme moteur de performance
La confiance en soi constitue un autre axe majeur du travail de Vincent Boichard. À partir de son expérience opérationnelle et de ses missions de coaching, il a développé une méthode en dix étapes destinée à construire une confiance solide et transmissible.
Cette démarche est présentée dans son ouvrage Méthode de la confiance en soi en 10 étapes. Son objectif n’est pas de proposer un discours motivationnel de circonstance. Vincent Boichard privilégie des outils simples, concrets et faciles à mettre en œuvre, pensés comme un véritable guide opérationnel.
Cette confiance permet d’avancer lorsque toutes les réponses ne sont pas encore disponibles. Elle soutient la décision, aide à assumer ses responsabilités et renforce la capacité à agir dans des environnements mouvants.
L’expérience de Vincent Boichard donne à ce sujet une dimension particulièrement concrète. La confiance dont il parle est celle qui doit résister à la pression du réel. Elle se construit, s’entretient et peut également se transmettre au sein d’une équipe.
Subsidiarité et liberté d’action
Les opérations complexes ont également appris à Vincent Boichard qu’un responsable ne peut pas tout décider seul. Sur le terrain, il a coordonné des équipes pluridisciplinaires dans des situations où chaque niveau devait être capable de prendre des décisions sans attendre systématiquement l’autorisation de l’échelon supérieur.
Cette expérience nourrit son approche de la subsidiarité. Donner de la liberté d’action ne signifie pas abandonner le contrôle ou renoncer au cap. Il s’agit de créer un cadre suffisamment clair pour permettre aux collaborateurs d’utiliser pleinement leur expertise, leur jugement et leur créativité.
Le principe trouve une application directe dans le monde de l’entreprise. Lorsqu’une organisation souhaite gagner en agilité, elle doit permettre aux équipes de décider au bon niveau et au bon moment. La marge de manœuvre devient alors un moteur d’engagement, de responsabilité et de créativité collective.
Vincent Boichard apporte sur ce sujet une expérience vécue : celle d’organisations confrontées à des situations dans lesquelles attendre trop longtemps une décision peut avoir des conséquences immédiates. Ses conférences invitent ainsi les dirigeants et managers à réfléchir à l’équilibre entre contrôle, confiance, responsabilité et autonomie.
Réservez Vincent Boichard pour votre événement
Après 30 ans de carrière militaire, Vincent Boichard crée en 2019 son cabinet de conseil en gestion des risques et des crises, HLS meilleur face aux crises. Il est titulaire d’une Maîtrise en gestion des catastrophes et des risques naturels et certifié executive coach à HEC.
Son parcours lui permet aujourd’hui de créer un pont entre les enseignements des environnements opérationnels extrêmes et les problématiques quotidiennes des entreprises. Gestion de l’incertitude, confiance en soi, régulation émotionnelle, leadership, subsidiarité et prise de décision deviennent des sujets concrets, nourris par des situations vécues en France et à l’international.
Vincent Boichard est chevalier de l’Ordre national du Mérite et titulaire de sept médailles pour acte de courage et dévouement.
Réserver le conférencier Vincent Boichard, c’est proposer à votre public une immersion dans un parcours où les décisions ont souvent dû être prises sous forte pression. Il transmet aujourd’hui les enseignements tirés de cette expérience pour aider les dirigeants, managers et équipes à mieux comprendre leurs propres réactions, développer leur confiance et préserver leur capacité d’action dans l’incertitude.