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Dominique Glaymann

François Jullien

Philosophie, Efficacité, Stratégie, Transformation, Conduite du changement, Dialogue des cultures, Temps

François Jullien est un philosophe à la fois helléniste et sinologue. C’est un expert dans la conduite du changement et des relations interculturelles entre l’Europe et l’Asie.

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Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, Agrégé de l’Université et docteur en études extrême-orientales,  François Jullien est actuellement titulaire de la chaîre sur l’altérité créée à la Fondation « Maison des sciences de l’homme ».

 

Son parcours brilliant l’a conduit à occuper différentes fonctions, il fut ainsi successivement: Président de l’association française des études chinoises (1988-1990), Directeur de l’UFR, Professeur de l’université Paris Diderot. Il a également dirigé plusieurs collections aux Presses Universitaires de France. En 2011, François Jullien a reçu le grand prix de l’Académie française en philosophie pour l’ensemble de son oeuvre.

 

Penseur contemporain, ses écrits ont fait l’objet de nombreuses études et ont été traduites dans plus de 25 langues. Au cours de sa carrière, il s’est attaché à comparer l’écrit des pensées de la Chine et celles de l’Europe afin de relier entre elles un champ commun de réflexion.

 

Reposant la question de l’universel en s’attachant à l’approfondir, il a développé une philosophie de l’existence en tant que promotion des ressources. Actuellement Professeur en classe exceptionnelle de l’Université Paris Diderot, ses champs de recherche sont: la philosophie générale et le pensée chinoise, les problématiques interculturelles , la philosophie de l’existence.

 

    Les thèmes d’intervention de François Jullien sont:

    • Penser l’efficacité et la stratégie: Il s’agira de réfléchir à partir la pensée chinoise de l’efficacité en regard de l’européenne : notamment sur le concept de « potentiel de situation » opposé à ceux de plan et de modélisation ainsi que sur celui de « transformation silencieuse ».Cette réflexion peut intéresser l’entreprise pour penser sa conduite du changement ; comme aussi pour gérer son implantation en Extrême-Asie.
    • Le beau, le  luxe: Il s’agira de repenser la question du beau à partir du vis-à-vis de la culture chinoise et de l’européenne. Il s’agit à la fois de reconsidérer quelle a été la singularité de l’invention du Beau en Europe, depuis les Grecs ; et quelles peuvent en être des équivalents dans les autres cultures, et d’abord la chinoise – cela afin de relancer la question du beau dans le nouvel espace mondialisé.
    • La pensée de l’Universel et du dialogue des cultures: La réflexion sur l’Universel, l’uniforme, le commun est au cœur du travail de François Jullien. Ce travail conduit à repenser la question des valeurs d’un point de vue transculturel ainsi que ce que peut être le code éthique d’une entreprise internationale.
    • Comment penser l’efficacité, modélisation ou maturationD’où nous vient l’efficacité ?Comment la penser sans construire un modèle à poser comme but, donc sans passer par le rapport théorie-pratique, et hors de tout affrontement héroïque ? Autrement dit, comment sortir de l’ombre des mythes cette mètis, comme intelligence rusée, que l’outillage théorique des Grecs, en se constituant, a laissé tomber ?
    • Comment conduire le changement ? Stratégie des transformations silencieusesGrandir, vieillir ; mais également l’indifférence qui se creuse, jour après jour, entre les anciens amants, sans même qu’ils s’en aperçoivent ; comme aussi les Révolutions se renversant, sans crier gare, en privilèges, ou bien le réchauffement de la planète : autant de modifications qui ne cessent de se produire ouvertement devant nous, mais si continûment et de façon globale, de sorte qu’on ne les perçoit pas. Mais on en constate soudain le résultat – qui nous revient en plein visage.
    • Communication indirecte : le biais, l’oblique, l’implicite, la connivenceNotre pensée se découvre démunie quand il s’agit de concevoir une démarche qui serait rigoureuse, mais ne soit pas méthodique : une démarche qui ne soit pas sans cohérence, ne soit pas laissée à la chance, mais ne relève pas pour autant d’a priori prescriptifs.
    • Conférence sur le tempsTout « va de plus en plus vite », comme on ne cesse de le répéter. Les nouvelles technologies connectant tout à tout, nous demeurons toujours sur le qui-vive, autrement dit sous la pression, ne laissant pas de répit, de l’événement. Bref, sous cet effet d’accélération, nous ne trouverions plus de retrait, dans nos vies, pour mûrir plus lentement nos désirs et nos décisions. Voilà qui fait partie de ces évidences irrécusables, trop massives pour qu’on ne prenne pas plaisir à les ébranler. On « ne voit plus le temps passer ». Mais précisément : comme on le répète à tout propos, qu’on s’en sert de justification à tout, qu’on l’assène comme une évidence, cela en devient suspect.Aussi, face à cette obsession occidentale vis à vis du temps, prenons du recul. Souvenons-nous, par exemple, qu’une culture extérieure à l’Europe, telle la chinoise, n’a pas pensé le « temps », mais la « saison » (le moment) d’une part, la « durée » de l’autre. Car la langue chinoise ne conjugue pas. Car les Chinois n’ont pas pensé l’éternel, mais le sans fin ou l’ « inépuisable » du fonds des choses. Car ils ont abordé ce que nous appelons la nature en termes de facteurs corrélés et de polarité, et non de corps en mouvement. Ils ont donc dû traduire « temps » dans leur langue, quand l’Occident est venu chez eux : l’ « entre-moments » ; mais cela ne les a pas empêchés, pour autant, d’écrire l’histoire comme de se préoccuper du calendrier.

     

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